Selon JM Lepen :
DE PÂLES CONCURRENTS
Prenez l'exemple de Sarkozy.
Sarkozy, c'est qui ?
Un jour busho-atlantiste à Washington,
le lendemain national-républicain à Périgueux...
« Sarkozy l'américain » soudain touché par la grâce et converti par mon discours de Valmy !
Jusqu'à la prochaine volte face, au prochain sondage, ce n'est plus « Sarko le libéral », le « communautaire », le « valet des américains », c'est Sarko le franchouillard, le patriote !
Par cet étonnant hommage à mes idées, à mon style, le petit Nicolas serait-il en train de réaliser que la seule façon pour lui de rester demain au pouvoir, c'est de briguer un poste de ministre chez Jean-Marie Le Pen ?
Il faut reconnaître que ces derniers temps il en fait des tonnes l'ancien député-maire de Neuilly !
Sans doute pour tenter de nous faire oublier sa calamiteuse visite chez le président Bush.
D'où cette frénésie à vouloir depuis nous la jouer français. Un repositionnement qui, de débriefing en brain-storming, sent encore son marketing à l'américaine !
Sacré Sarko ! Atlantiste en Amérique pour plaire à ses mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour doubler Ségolène... Et Français de retour en France, sitôt qu'il chute dans les sondages.
Fabius le comparait à un caniche mais il a tort, comme animal politique, il tiendrait plutôt du caméléon !
Face à tant d'incohérences, de volte faces, pour ne pas risquer le ridicule d'un Sarko caniche à Washington puis coq gaulois à Périgueux, Ségolène, elle, en fait le moins possible.
Profitant d'un physique avantageux, elle exhibe ses toilettes et sourit aux Français. C'est Lady Nunuche ou la Fée Gribouille.
Tandis que Sarko s'agite, elle se tait, déjà échaudée, par ses multiples bourdes alors que la campagne commence à peine :
- camps militaires pour délinquants, alors que nous n'avons plus d'armée,
- jurys populaires de sinistre mémoire, quand il suffirait pour rendre le pouvoir aux citoyens de rétablir la proportionnelle intégrale...
- nucléaire iranien, nien, nien.
Chaque fois qu'elle ouvre la bouche, miss Poitou-Charentes, c'est un tollé dans son propre parti !
Et il faut reconnaître que pour la critique interne, les socialistes se posent un peu là, Strauss-Kahn et Fabius s'en chargeant avec un bel acharnement !
Une foire d'empoigne, en fait de primaire à gauche, qui nous donne déjà une belle idée de ce que pourrait donner le retour du PS aux affaires !
Du coup, tétanisée par la certitude de mal faire et la méchanceté des ses futurs soutiens, ce qui devait être un débat à gauche pour éclairer les Français tourne aux monologues juxtaposés.
Trois monologues sous les coups bas, les sifflets, par ailleurs terrifiants de froideur convenue, pendant lesquels trois robots technocrates, énarques et bobos, et n'ont d'autre souci que d'éviter le faux pas qui pourrait les faire chuter demain dans les gazettes.
Un bel exemple de transparence politique, et de respect des citoyens !
Sarko la girouette et Sego la gaffeuse, dont les popularités virtuelles se dégonflent déjà dans les sondages.
Ces sondages de commande dont je n'ai jamais tenu compte.
Ces sondages de commande dont on nous gave mais qui ne peuvent occulter l'inquiétude grandissante des Français qui se demandent qui, de « monsieur Karcher » ou de « la fée Gribouille», est le plus dangereux ?!
Sans vouloir jouer les prophètes, j'ai bien peur que pour ces deux là, la dernière ligne droite de la campagne présidentielle soit longue, très longue... « Its a long, long, way » comme disait Sarko.
Et que Sargolène ou Ségozy, ces deux « vedettes américaines » ne soient déjà plus aux avant postes quand les choses sérieuses vont commencer !
Car, dans cet univers encombré de conseillers en marketing, de conseilleurs non payeurs, on a trop tendance à oublier qu'en politique, le seul sondage qui vaille, c'est celui des urnes.
Et tant qu'on n'aura pas supprimé l'isoloir,
Tant qu'on n'aura pas supprimé ce lieu et ce moment secret où le Français, malmené par les pressions et la propagande, peut, durant l'instant d'un vote, prendre sa revanche sur tout ceux qui le manipulent et l'humilient,
on ne peut être sûr de rien !